La perle noire : de l'huître perlière à la perle noire

...des couleurs, des qualités, des formes…

Autrefois produite naturellement par la présence d'un grain de sable dans l'huître, la perle est désormais le plus souvent produite dans des fermes perlières grâce à une technique de greffe de nucleus. C'est ainsi que des greffeurs japonais, comme Mikimoto, sont venus en Polynésie Francaise pour développer la culture des perles de Tahiti dans les années 70. Les archipels des Tuamotus-Gambiers sont les plus réputés pour produire aujourd’hui des perles de culture d’une qualité et d'une variété de couleurs remarquables.

Laissez-vous guider par notre expérience

Provenance de la perle de culture de Tahiti

À l’origine, les régions perlières étaient situées en mer rouge. Après l’épuisement de celles-ci, ce sont les gisements de la Polynésie française qui furent exploités. Extrêmement rare, la perle de Tahiti se trouvait dans une huître sur 15 000. Dans les années 1960, l'élevage d'huîtres perlières a pris une ampleur considérable en Polynésie, sous l'influence de l'industrie japonaise qui a rendu possible le contrôle de la production des perles. La substitution de la pêche des huîtres par la perliculture a permis la sauvegarde des huîtres menacées de disparition. Les fermes perlières productrices de la perle de Tahiti sont situées dans les lagons polynésiens et principalement l’archipel de Tuamotu.

Processus de formation de la perle de Tahiti

Pour palier à sa rareté et répondre à la demande grandissante des amateurs de perle de Tahiti, les plongeurs de nacres se sont reconvertis en perliculteur depuis les années 70.

Le collectage

Le collectage consiste à capturer passivement du naissain de Pinctada margaritifera par fixation de celui-ci sur un collecteur. La technique consiste à poser une corde immergée à –3m maintenue au fond sur des karena (pinacles), ou par des corps morts, tendue par des bouées. Sur la longueur de la corde qui atteint en moyenne 100 à 200 mètres, on installe les collecteurs qui sont maintenus immergés par le travail de bouées en surface. Le collecteur a suivi une nette évolution favorisant tantôt les fibres végétales (comme celles du cocotier) ou synthétiques (filet nylon, ombrière de serre,...).

La greffe

C'est grâce à la greffe d'un nucleus en nacre, d'une moule du Mississipi, dans la poche reproductrice de l'huître perlière, Pinctada Margaritifera, que le processus commence.

En effet, un maître-greffeur formé insère un noyau de perle ainsi qu'un morceau de manteau provenant d'une huître donneuse choisie dans la gonade de l'huître mère.

Au fil du temps, le manteau deviendra un sac de perles qui encapsulera le noyau et déposera des couches de cristaux qui deviendront la perle. Pour se protéger de cette intrusion, le mollusque produit de la nacre et protège ainsi sa chair délicate. C'est l'épaisseur et la qualité de cette nacre qui feront toute la réussite de la production de la perle de culture.

Post-Opération

Après cette opération délicate qui ne prend que quelques secondes à un greffeur expert, les huîtres sont placées dans des paniers de rétention et remises à l’eau pour la gestation de la perle.

Période de culture

La culture se fait sur lignes de production submergées. L'huître perlière dépose des couches de nacre autour du nucleus inséré. Quarante-cinq jours plus tard, un peu plus de la moitié d'entre elles auront commencé à secréter de la matière perlière.

Le processus total dure entre dix-huit mois et vingt-quatre mois. Pendant cette période, les huîtres sont placées. dans des paniers qui sont régulièrement retournés et nettoyés pour assurer la bonne santé des huîtres.

Sur 100 huîtres perlières, en moyenne seulement 50 perles de Tahiti seront obtenues et ensuite classées selon leur qualité. Plus rien, ou presque, n'est laissé au hasard.

La récolte

La récolte est le moment magique au cours duquel le maître sculpteur qui a effectué l'opération initiale récolte une perle après 4 à 5 ans de soins prodigués aux patients. Une perle lustrée est extraite de l'huître et un joyau vivant est né. Le maître greffeur décide ensuite si l'huître convient à une deuxième opération avant le début de la greffe.

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